Lundi 8 août 2011 1 08 /08 /Août /2011 18:06

Bodo, 4°37'N - 7°15'E

La région de l'Ogoniland, à l'est et au sud-est de Port-Harcourt, est un des plus grands sites de production de pétrole à l'échelle de l'Afrique. Elle tient son nom du peuple autochtone Ogoni organisé en cinq royaumes. Celui-ci a été durement touché par la guerre du Biafra de 1967 à 1970 puis par la répression de revendications en rapport avec la destruction de l'environnement deltaïque par les sociétés pétrolières. Les Ogoni n'ont en outre jamais bénéficié de la rente pétrolière qui a beaucoup rapporté à ces dernières et à l'Etat nigérian.

 

Après 50 ans d'exploitation et maintes destructions, la compagnie Shell a reconnu sa responsabilité dans deux marées noires en 2008 et 2009, tout en rejetant d'autres accusations liées aux actes de sabotage des oléoducs. Il faudra selon un rapport du PNUE environ une trentaine d'années pour restaurer le milieu très abîmé.

 

NIGA Oganiland Bodo 2009 GE250a

La mangrove détruite près de Bodo. Image GeoEye mise à disposition par Google Earth

Par Jean-Michel Lebigre - Publié dans : Sujets de réflexion - Communauté : Milieux, territoires, images
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Jeudi 4 août 2011 4 04 /08 /Août /2011 20:18

Synonyme de Kalanchoe pinnata (Lam.) Pers. 1805, nom aujourd'hui retenu pour cette plante originaire de Madagascar (provinces de Toliara, Majunga et Antsiranana) et des Comores - voir Tropicos Catalogue of the Vascular Plants of Madagascar.

 

L'intérêt de ce kalanchoé est de d'apparaître comme une très bon exemple de plante invasive dans la mangrove.

 

Cette plante succulente de la famille des Crassulaceae, présente sur la plupart des îles du Pacifique, est considérée à raison comme une invasive venue de Madagascar (factsheet) [à tort d'Asie où on la trouve également.] Dans de nombreux pays tropicaux, on la connaît pour ses usages multiples en pharmacopée (ethnopharmacopée, Africa-plants) et sa valeur ornementale. Sa diffusion s'expliquerait ainsi. Introduite pour être cultivée, elle s'est évadée des jardins. Ce kalanchoé se multiplie facilement par graines et par les bulbilles situés sur la bordure des feuilles.

 

En Nouvelle-Calédonie, on la trouve parfois en arrière des tannes en mélange avec des palétuviers à la limite de la terre ferme. Sa présence a été également signalée en Inde dans les mangroves de Bhitarkanika (Orissa) -  Gupta, N. et al., 2002.- Occurrence of arbuscular mycorrhizal association in mangrove forest of Bhitarkanika, Orissa, India. Indian Journal of Microbiology, 42, 3: 247-248 et Gupta, N. et al., 2009.

 

En anglais, on dénomme Kalanchoe pinnata Cathedral Bells, Air Plant, Life Plant, Miracle Leaf, Goethe Plant , en français "Herbe mal-de-tête", en tagalog Katakataka.

 

Wasio-JML-juil_2006-048.jpg

Fourré de Kalanchoe pinnata et  tanne herbacé à Tontouta(Nouvelle-Calédonie)

 

Première publication : 16/04/2011

Par Jean-Michel Lebigre - Publié dans : Flore et faune - Communauté : Naturaliste
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Samedi 30 juillet 2011 6 30 /07 /Juil /2011 17:33

Quelle peut être la place de la mangrove dans la ville ? L'exemple de la ZAC de Kaméré, un quartier de Nouméa en Nouvelle-Calédonie, a été le prétexte à l'excellente analyse de Céline Martin (2005). Cette ZAC a été aménagée dans le cadre d'un programme RHI (Résorption de l'Habitat Insalubre). Elle est bordée par une quarantaine d'hectares de marais à mangrove distribués en quatre entités. Bien que celle-ci appartienne au Domaine Public Maritime, qui relève de la compétence des provinces, des remblais ont commencé à la faire disparaître.

 

Deux conceptions s'opposent :

- celle des pouvoirs publics (à quelques exceptions près) ; d'une manière générale, les marais à mangrove sont  pour eux une opportunité foncière, une aubaine pour la production d'espace urbain dans une ville qui dispose de grands volumes de stérile minier pouvant servir à des remblais et où les terrains sont hors de prix ;d'une manière générale l'administration véhicule des images négatives de la mangrove qui se répercutent sur le comportement d'une partie de la population ;

- celle de la population océanienne néo-citadine ; les néo-citadins ont une conception positive de la mangrove. L'enquête réalisée dans le cadre de ce mémoire revèle que les anciens habitants des squats considèrent le marais comme une aire de détente et de ressources (crabes et bois notamment). Cela ne les empêche pas de défricher l'arrière-mangrove pour créer des jardins entourés de haies.

 

Par chance, depuis quelques années les choses évoluent favorablement. Sous la pression d'associations et grâce au travail de sensibilisation de divers organismes, l'administration commence à prendre en compte les modes de vie et les écosystèmes liés à ces derniers. Mais il reste du travail à faire.

 

Martin, Céline,  2005.- Les marais à mangrove de Kaméré : représentations, dynamiques et enjeux. Université de la Nouvelle-Calédonie, LLSH, mémoire de Géographie, 47 p.

 

NC Kamere GE2010 250

Image Google Earth de 2009

Par Jean-Michel Lebigre - Publié dans : Sujets de réflexion - Communauté : Milieux, territoires, images
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Vendredi 29 juillet 2011 5 29 /07 /Juil /2011 23:29

Voici un exemple de mangrove implantée sur platier corallien comme on en observe à Fidji. On peut la voir dans la baie d'Harcourt entre l'île Balabio et l'île Pam.

Deux points focalisent notre intérêt :

- oubliée sur les cartes IGN, cette mangrove d'environ 150 hectares l'a également été sur le coûteux atlas Zonéco des mangroves de Nouvelle-Calédonie ;

- phénomène inhabitel, cette mangrove est en rapide progradation comme le montrent des images de 2002 et de 2006 examinées en diachronie.

 

NC Dia 2003 GE1250GEy

Le récif  Thaavaam et sa mangrove (image GeoEye de 2003 mise à disposition par Google Earth)

NC Dia 2002 GE100

L'extrêmité orientale de la mangrove (image de 2002 mise à disposition par Google Earth)

NC Dia 2006 GE100

L'extrêmité orientale de la mangrove (image de 2006 mise à disposition par Google Earth)

Par Jean-Michel Lebigre - Publié dans : Sujets de réflexion - Communauté : Naturaliste
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Dimanche 17 juillet 2011 7 17 /07 /Juil /2011 20:05
Au sein d'un marais à mangrove, la zonation végétale s'exprime par des peuplements de différentes espèces de palétuviers s'organisant en bandes grossièrement parallèles. Cette zonation est dépendante de la topographie, aussi subtile soit-elle, qui influe elle-même sur la durée de l'inondation par les marées.
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Palétuviers JML 11

 

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Zonation végétale dans un marais à mangrove du Nord-Ouest de Madagascar (image Google Earth)

 

Première édition : 8 juillet 2009

Par Jean-Michel Lebigre - Publié dans : Définitions - Communauté : Naturaliste
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