Vendredi 1 avril 2011 5 01 /04 /Avr /2011 17:29

L'aire de répartition de Rhizophora mangle L. couvre les rivages tropicaux de l'Atlantique et une partie du Pacifique oriental.

Les échantillons photographiés ont été pris au Gabon où cette espèce est beaucoup moins répandue que les deux autres espèces de Rhizophora.

 

GAB JML 1981 mangleR

Par Jean-Michel Lebigre - Publié dans : Flore et faune - Communauté : Naturaliste
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 1 avril 2011 5 01 /04 /Avr /2011 16:38

La prospection pétrolière par la technique de sismique-réflexion a commencé vers 1921. Un géophysicien allemand, Ludger Mintrop (1880-1956) en serait l'inventeur. La technique implique d'ouvrir des layons rectilignes d'au moins un mètre et demi de large dans la végétation. Cela vaut pour la mangrove qui se développe au-dessus de sédiments littoraux potentiellement riches en matière organique.

Les équipes sismiques comportent donc une main d'oeuvre nombreuse, dure à la tâche, et bien équipée, chargée d'ouvrir les trouées dans un milieu peu hospitalier (voir Luc Saugy, 2008 :  delta du Niger). Pour le chercheur, ces layons sont une aubaine car ils permettent de pénétrer dans des espaces qui seraient sans eux inaccessibles. Je peux en témoigner dans le cas des mangroves de la Mondah.

Les layons sont d'autant plus faciles à repérer sur les photographies aériennes et les images satellitales que dans le cas de certains marais maritimes, la cicatrisation est fort lente (cela n'est pas  absolument pas généralisable). C'est le cas dans la baie de la Mondah, l'estuaire du Gabon et le delta de l'Ogooué au Gabon ou dans le delta du Niger au Nigeria. Des layons ouverts dans les années 70 sont encore bien visibles. Cela en dit long sur la fragilité de certaines très vieilles mangroves.

 

GAB 1981 JML Mondah 18

Très ancien layon dans la baie de la Mondah : seuls les rideaux de palétuviers au-dessus des chenaux cicatrisent bien

GAB Mondah 2007 GE100

Très ancien layon dans la baie de la Mondah, image Google Earth de 2007

NGA PtHarcourt 2002 250

Layons en réseau orthogonal dans le delta du Niger, image Google Earth de 2002, L = 1 km

Par Jean-Michel Lebigre - Publié dans : Sujets de réflexion - Communauté : Milieux, territoires, images
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 9 mars 2011 3 09 /03 /Mars /2011 19:47

"Le bloc de vase" c'est ainsi qu'est dénommé le carnaval de Paraty (ou Parati), ville historique et très touristique de l'Etat de Rio de Janeiro. Son origine est récente (1986) et a pris corps dans les mangroves toutes proches de Praia do Jaquabara. Sa particularité tient au fait que les participants de ce carnaval s'enduisent de vase bien grasse de la tête aux pieds. Pas de problème pour trouver cette vase : la ville est entourée de mangroves. Une idée simple pour d'autres villes situées dans des mangroves !!!

 

Référence

Un site illustré consacré à ce carnaval (en langue portugaise)

 

BRE Parati 2003 GE100

Image Google Earth de 2003 montrant une partie de la ville et ses mangroves

Par Jean-Michel Lebigre - Publié dans : Sujets de réflexion - Communauté : Milieux, territoires, images
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 9 mars 2011 3 09 /03 /Mars /2011 13:38

Au nord du delta de la Linta , le marais de Namboleambary [24°56’S-44°02’E] qui se présente comme une immense étendue tourbeuse saumâtre, couverte principalement d'Acrostichum aureum  et de Typha angustifolia, couvre l'étendue d'une ancienne lagune.  Au nord de celle-ci, on trouve quelques beaux tannes. La lagune est coupé de la mer par des cordons littoraux sableux mais l'eau marine y pénètre et en ressort par filtration au rythme des marées. Frangée et parfois couverte de palétuviers (Lumnitzera racemosa et Bruguiera gymnorhiza notamment), cette lagune est actuellement, de manière surprenante, en voie de colonisation spontanée par Casuarina equisetifolia. Au nord apparaissent quelques secteurs tannifiés. Pendant le colonisation, on avait promis ce marais à des aménagements rizicoles, projet qui n'a jamais abouti. C'est aujourd'hui, pour la région d’Androka, le principal site de production en matériaux de construction de l'habitat : roseaux et typhas.

Référence :

Lebigre, Jean-Michel, Réaud-Thomas, Guilène, Rejela, Michel, 2001.- Androka (Extrême-Sud de Madagascar) : cartes d’évolution des milieux. Bordeaux, CRET, Iles et Archipels  n° 30, 72 p. et 2 cartes hors texte.

 

MAD ANDROKA JML 1996

Une vue de la partie orientale du marais 

MAD Namboleambary GE2004 200

Le Nord du marais : mangrove et tannes - Image Google Earth de 2004, L = 800 m

MAD Namboleambary GE2004 200B

Détail au Sud-Est : prairies marécageuses arborées - Image Google Earth de 2004, L = 800 m

 


Par Jean-Michel Lebigre - Publié dans : Madagascar - Communauté : Naturaliste
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 2 mars 2011 3 02 /03 /Mars /2011 16:56

 

Madag MMM JML

Par Jean-Michel Lebigre - Publié dans : Madagascar - Communauté : Milieux, territoires, images
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Recherche

Presentation

Créer un Blog

Syndication

  • Flux RSS des articles
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés