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La mangrove doit être considérée comme un formidable garde-manger. Tout le monde connaît ses crabes, ses poissons, ses crustacés, ses fameuses huîtres et autres délicieux molluques. Plus rares sont ceux qui savent que l'on peut y trouver du miel. Quant à manger des fruits, des fleurs ou des feuilles de palétuviers, presque personne n'ose y penser... sauf en temps de disette.  Et pourtant ! Mieux vaut cependant le faire avec discernement car il y a aussi possibilité de s'empoisonner.

En ce qui concernent les propagules des palétuviers de la famille des Rhizophoracées (genres Rhizophora, Bruguiera, Ceriops) appelés également "plantules" ou "hypocotyles", il y a bel et bien à manger. Mais préalablement, ces organismes doivent être pelés, lavés, éventuellement macérés (dans la vase), râpés et  longuement cuits. Résultat  : un délice pour petit gourmet. On relève parfois un goût amer que l'on fait disparaître à Guam en les faisant bouillir avec de la cendre. Aux Antilles, les "Nègres marrons" n'en consommaient que la "pulpe" centrale. Dans l'île de Biak  qui fait partie de l'actuel Papua indonésien, on fabrique à partir des propagules une pâte riche en protéines.

Bernard Rollet (1975) cite des connaisseurs en matière de gastronomie, l'Encyclopaedia Britannica (1964, volume 14) : " the fruit of the common mangrove Rhizophora mangle is sweet and wholesome ".

Bouraké mars 2005 JML 044

Référence

Bernard Rollet, 1975.- Les utilisations de la mangrove. Journal d'Agriculture Tropicale et de Botanique Appliquée, XXII, n°7-8-9 (pp. 203-237) et n°10-11-12 (pp. 297-340).

Tag(s) : #Sujets de réflexion

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